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Le retour de la chasse à l'arcDans Ecologie

Quand le terme de chasse ou de chasse de loisir est évoqué, il fait immédiatement référence à la souffrance animale et à la cruauté. Il y a en France, une forme de chasse, assez méconnue, encore plus cruelle, qui inflige des souffrances atroces aux animaux. La chasse à l'arc.

Selon un sondage Voice-Ipso, l'activité de chasse est contestée par plus de 84 % les Français. La chasse se décline en plusieurs pratiques comme la chasse à courre, violente et cruelle qui compte plus de 400 équipages. Il existe aussi la chasse à la glu qui consiste à étaler de la colle extra forte sur des baguettes de bois ou des branches d'arbres pour y piéger des oiseaux (peu importe l'espèce), etc.

Il existe aussi une chasse considérée comme ancestrale, plus méconnue du grand public, impliquant des souffrances atroces aux animaux : la chasse à l'arc.  La proportion des chasseurs s'adonnant à cette discipline est en forte augmentation : + 20 % en trois ans avec plus de 12000 pratiquants en France.

La chasse à l'arc, abandonnée depuis deux cents ans, est réapparue en France il y a environ une trentaine d'années et est officiellement autorisée de 1995. Cette forme de chasse est considérée, par les pratiquants, comme plus écologique car elle ne laisse pas de plomb ni de plastique dans l'environnement et serait plus "équitable" envers l'animal pris pour cible.

Cruauté

La plupart des chasseurs sont loin de disposer de capacités techniques leur permettant d'atteindre leur cible en plein cœur et disposent encore moins de capacités sportives fortes. De fait, lorsqu'un animal est blessé, il s'enfuit. Il y a plus de 50 % de chance pour que son agresseur ne le retrouve jamais.

La chasse à l'arc inflige des blessures aux animaux pris pour cible, sans garantir une mort "propre" et rapide. Dans la majeure partie des cas, l'animal touché prend la fuite pour aller agoniser des heures ou des jours pour finir par mourir, bien après avoir reçu une ou plusieurs flèches dans le corps. Quand l'animal ne meurt pas immédiatement, il reste handicapé ou estropié. Cela implique pour lui, une mort certaine dans les semaines qui viennent.

Danger public

Chaque promeneur, sportif, cueilleur ou autres bipèdes profitant de la beauté des campagnes et des bois français, sait combien il peut être dangereux de se trouver dans ces même bois et campagnes au moment de la chasse. Encore plus dans les jours qui suivent l'ouverture, où le chasseur moyen, à l'esprit étriqué, se trouve surexcité à l'idée de tirer sur quelque chose.  On ne compte plus les accidents mortels et les blessures infligées à des passants, promeneurs ou autres sportifs de tous poils. Mais, la chasse classique a, au moins, l'avantage pour les proies animales comme humaines d'être audible à bonne distance. Lorsque le chasseur cousin de tartarin, tripe en avant, utilise sa pétoire, celle-ci s'entend de loin.

La chasse à l'arc est quant à elle totalement silencieuse, et ne prévient personne. Le risque de se retrouver nez à nez avec un Robin des bois à l'œil vif ou de se prendre un carreau dans le corps, reste élevé. Sachant qu'un chasseur à l'arc doit se trouver à moins de 25 mètres de sa proie pour la tirer, il doit évoluer en silence, ce qui peu d'autant surprendre un passant bipède.

La prudence reste donc de mise.






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