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Ne pas vouloir d'enfant est-il bien vu ?Dans Style de vie

Bébé qui pleure

Les femmes et les hommes qui ne souhaitent pas procréer sont souvent sous les feux de critiques et remarques. Pourquoi la société n'aime pas les personnes qui font le choix de ne pas enfanter ?

Près de 5 % de la population française (hommes, femmes et couple) ne souhaite pas avoir d'enfant. Ce chiffre est en constante augmentation depuis ces dernières années. À l'heure des grossesses assistées médicalement, des conceptions artificielles et des naissances tardives, le choix de ne pas enfanter est paradoxalement de plus en plus présent dans la société.

De bonnes raisons de ne pas avoir d'enfant ?

Sans faire de pessimisme, il est clair que le contexte général (économique, social, climatique, environnemental) est dans une bien mauvaise période. De plus, les politiques du moment (de tous bords et de tous pays) ne sont pas à la hauteur des enjeux. À l'heure où horloge de l'Apocalypse (Doomsday Clock en anglais) indique minuit moins deux avant la fin du monde, de plus en plus de personnes se posent la question : pouvons-nous prendre la responsabilité de mettre quelqu'un volontairement dans ce monde ?

La question peut soulever le débat. En effet, certains diront qu'aux vues de l'état du monde, le fait de ne pas vouloir enfanter est légitime. D'autres diront, eux, que depuis toujours la vision du futur a toujours été pessimiste et qu'il ne faut pas y prêter attention. Néanmoins quelle est la responsabilité du parent qui conçoit un enfant délibérément en supposant ou en ignorant que son futur sera difficile ?

Le fait de ne pas se sentir prêt, est aussi une des raisons qui fait qu'un couple ne procréé pas. La charge morale et la responsabilité qu'implique une naissance, peuvent faire peur. On considère, aujourd'hui, une personne d'une vingtaine d'année comme étant encore adolescente et par conséquent avec peu de maturité. Il sera sans doute dans l'air du temps que ces même personnes ne se sentent pas à la hauteur d'accueillir un nouveau-né au sein de leur couple tout neuf.

La perte de liberté est aussi un frein. Un enfant qui arrive, c'est énormément de travail, c'est une vie qui change radicalement. L'intimité du couple disparait ! Finies les sorties entre copains à l'improviste. Le temps de travail ne pourra plus être aménagé en fonction des besoins de l'entreprise, mais en fonction des besoins de bébé. Finies les vacances minimalistes en amoureux, où seul compte le fait d'être à deux, peu importe où et peu importe comment. Au revoir le petit studio encombré et douillé. Adieu les grasses matinées sous la couette le samedi, le dimanche ou un jour off de la semaine. Bonjour les couches, le caca, les maladies, les cris et les pleurs, ...    Et avec tout cela, il faudra compter sur un budget conséquent, car une naissance coûte cher. Très cher, même.

C'est partie pour trouver une nounou, puis une crèche et tout le matériel qui va avec. La vieille 206 ne fera plus l'affaire pour transporter le minuscule individu et ses trois mètres cube d'équipements.

Le fait de ne pas vouloir d'enfant peut être le résultat d'une longue réflexion, souvent entamée très jeune.

Le poids de la société

Le cap de la trentaine, tant pour les hommes que pour les femmes, entraine les premières remarques :

  • "Attention, l'horloge biologique tourne..."
  • "Il est temps de s'y mettre"
  • "30 ans, c'est bien, mais après tu commenceras à être un peu vieux/vieille"
  • "Si tout le monde fait comme toi, il n'y aura plus personne"
  • ...

L'horloge biologique, n'a pas grand-chose à voir avec l'envie d'enfanter. Cela peut arriver n'importe quand, aussi bien très jeune que bien plus tard. La société est cependant très normée avec un lourd passé empreint de traditions de fécondité et de christianisme : "croissez et multipliez".

Le schéma conventionnel veut qu'un couple ait au moins un enfant afin d'assurer la descendance, la pérennité du nom de famille et des biens. Le fait de refuser d'être mère (ou père), c'est casser des codes sociétaux et comportementaux établis depuis la nuit des temps.

Une histoire d'égo

Beaucoup parle d'égoïsme pour ceux qui font le choix de ne pas avoir d'enfant : "tu es égoïste, tu ne penses qu'à toi !".

La question de l'égo et de l'égoïsme se pose effectivement tant pour ceux qui ne veulent pas d'enfant, que pour ceux qui en veulent. En effet, si on ne souhaite pas s'encombrer" d'un bébé pour continuer à vivre comme on le souhaite ou pour des tas de bonnes raisons, que penser des personnes qui souhaitent absolument enfanter ?   En dehors de la pression hormonale, quelle peut être la raison de ce besoin presque irrépressible ?

Beaucoup de personnes et en particulier des femmes, se sentent vides, sans enfant. Être enceinte, accoucher, s'occuper d'un bébé puis d'un enfant jusqu'à son âge adulte vont remplir ce vide pour au moins une vingtaine d'année. Mais le fait d'enfanter pour combler un vide intérieur, n'est-il pas une marque d'égoïsme ?

Que penser de ceux qui rétorque au non-procréateurs : "Comment tu feras quand tu seras vielle (ou vieux) ?". La question, plutôt courante, témoigne là aussi d'une certaine forme d'égoïsme. Avoir un enfant, est pour certain, un gage de sécurité, non avoué, pour ses vieux jours. Où est la notion d'altruisme ? D'autant que la personne qui arrive dans ce monde ne pourra en aucun cas garantir qu'elle s'occupera de mémé ou de pépé dans 60 ans.

Les enfants sont la prolongation de soi-même, pour d'autres, l'assurance de continuer à vivre à travers les gênes de la descendance et rester ainsi dans les mémoires. Au-delà de deux générations, peu d'entre nous se souviennent de leurs ancêtres. La procréation se trouve, là, considéré comme un moyen de tromper la mort et perdurer dans le temps... Qui est égoïste alors ?

L'acte de procréation est basé sur des fonctions biologiques, nous sommes tous programmer pour cela sans demander la moindre réflexion. La non-procréation est, à l'inverse, un acte réfléchi et demande une stratégie bien pensée.

Féminisme

Dans une société où la place de la femme est remise, à juste titre, en question, faut-il aussi repenser la pression sociétale sur les femmes et leur capacité à procréer ?






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