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Chasse à courre : la complainte du chasseurDans Animaux

Chasse à courre

Les animaux traqués qui trouveront refuge dans une zone habitée ou une zone commerciale ne pourront plus être abattus par leurs poursuivants.

Un décret a enfin été publié ce vendredi 1er mars au Journal officiel indique l'AFP ce 1er mars.

A la suite de nombreux incidents, d'imprudences, de colères et polémiques comme lors d'un événement survenu dans l'Oise alors que des veneurs avaient abattu un cerf apeuré qui s'était réfugié dans le jardin d'un particulier.  Cet incident avait provoqué une polémique et une levée de boucliers des pro et anti chasse dont la chasse à courre.

La Fédération nationale des chasseurs s'était alors, même, engagée à changer les pratiques.

Cela c'est finalement traduit par un acte politique.

Un arrêté ministériel

Le décret stipule qu'un animal poursuivi par un équipage de chasse à courre jusque dans une zone habitée ou commerciale devra être désormais "gracié".  Le mot, quelque peu équivoque, laisse à penser que l'animal était d'origine condamné par un jury fantoche pour le crime abominable de sa propre existence.

"En grande vénerie, lorsque l'animal est aux abois ou au ferme (sur ses fins, pris, forcé ou hallali courant) et qu'il se trouve à proximité d'habitations, de jardins privés y attenant, de zones commerciales ou artisanales et de bureaux et d'établissements accueillant du public, il est gracié"

En terme simple, cela indique qu'un animal pris en chasse ne pourra être abattu près ou dans une zone habitée ou commerciale. Ce qui est un minimum dans un pays qui se veut civilisé.

Un pays civilisé ?

L'état gratifie la sécurité publique d'un décret dont la nécessité ne se discute pas et est bienvenue. Cependant, plutôt que de poser une rustine légale avec une portée limitée, il aurait été tout de même plus civilisé et plus intelligent, pour un pays comme la France, d'interdire cette pratique de chasse. Par ailleurs, il eut été encore plus intelligent de supprimer toutes les pratiques de chasse de loisirs.   Alors qu'en ces heures agitées, il est question de démocratie, le respect de l'avis de la population Française n'est pas pris en compte car c'est près de 70% de cette même population qui est contre la chasse.

Il est quand même utile de se demander comment un pays tel que la France, qui prône la sécurité de ses citoyens sous toutes ses formes, peut il autoriser des individus armés déguisés soit en farfadets de Napoléon se déplaçant en horde à bride abattue, soit en "guerreros" du dimanche cousin de Tartarin, parcourir les campagnes (ou les lotissements) avec, pour beaucoup, un taux d'alcoolémie plus ou moins certain dans sang. Comment autoriser légalement le tir sur tout ce qui entre dans le champs du viseur de la pétoire : animal sauvage à poil ou à plume, voiture, train, vélo, marcheurs et cueilleurs, collègues de chasse, vététistes...  ? 

N'oublions pas que le chasseur ne sait pas faire grand chose sans au moins un canidé (ou plusieurs dizaines) bien dressé à ses côtés. Ce n'est pas pour autant que ces mêmes chiens de chasse bénéficient de plus de considération de la part de leur maître. Si ils ne sont pas assez "bons" pour assister le terrible chasseur à la tripe proéminente, ces pauvres chiens sont soit jetés dans la nature pour finir dans le meilleur des cas à la SPA soit tout simplement tués d'un coup de fusil sans plus d'égard.

Un individu qui maltraite un animal de compagnie peut finir, à juste titre, en prison. Or, d'autres animaux peuvent subir toutes les cruautés possibles de la part d'un groupe d'individus. Et cela, en toute légalité. Il y a là, une sérieuse dichotomie intellectuelle qui demande réflexion et action.

Quel est donc le privilège suprême qui donne droit à ces gens de tuer des animaux sauvages (ou élevés dans le but d'être relâché ET chassé) ?

Les protagonistes rougeos, moustachus et ventripotents invoquent souvent le sport, la tradition, l'amour de la nature ou encore la régulation d'espèces invasives.   

Il est notable que la pratique sportive n'est pas assez suffisante pour brûler les calories qui sont ingérées lors des soupers de chasse. Pâtés, confits, poulardes et vinasse font bien pâle figure face à la dépense calorique que représente la petite balade à bottes de caoutchouc avec la pétoire sur l'épaule en bord de route départementale.

L'amour de la nature est, semble t il, une des raisons de la présence de commandos de chasse dans les espaces naturels et ruraux. Que penser alors, si ces gens n'aimaient pas la nature ? Ce n'est pas d'un fusil qu'ils seraient armés mais au moins de lance-flammes.

La tradition, que faut-il en penser ? Arriérisme et crétinisme congénital sont les maîtres mots à penser des "chasseurs" dont l'idée originelle de la chasse de survie les dépasse de loin. Il sera bien de tenter l'expérience, d'une réelle condition de survie, sans pétoire à plomb, ni botte à crampon, dans un environnement vraiment sauvage...
Ce sont les mêmes chasseurs qui se veulent misogynes, racistes et homophobes pour être de "vrais hommes". Quand le visage de la tradition exprime à ce point la brutalité, la cruauté et la bêtise profonde, il ne reste qu'à espérer qu'une cartouche de progressisme leur éclate au visage.

Cartouches meurtrières

La question de la régulation des espèces invasives n'a d'existence que parce que la tradition de chasse sans la moindre conscience au fil de l'histoire et l'intervention humaine plus globale a déséquilibré en profondeur les écosystèmes. Sans chaîne de prédation naturelle, c'est l'équilibre de la vie dans sa globalité qui est déstabilisé.  Si bien qu'il serait aujourd'hui nécessaire que des psychopathes (sans les capacités intellectuelles) à la petite semaine face le travail des anciens grands prédateurs. La blague peut avoir un certain comique, malheureusement cela n'a rien d'une blague tant la situation est pathétique.

Il est bon de se poser la question sur l'existence d'un syndrome psychopathique chez ces personnes qui éprouvent le besoin et le plaisir de traquer, de torturer et de tuer un être vivant. Il a un chez le chasseur moyen une jouissance à faire souffrir gratuitement un individu qui relève de la psychiatrie.   

Consommation de plomb

La consommation de viande issue de la chasse pose aujourd'hui un problème sanitaire car en Europe, c'est plus de 21 000 tonnes de plomb, un métal lourd, qui sont dispersées dans la nature par les chasseurs chaque année.  Il est donc absurde de prendre en considération l'argument "santé" avancé par les organisations de chasse sur la qualité de la viande sauvage.

Mais, il en va aussi de la question de la qualité nutritionnelles des viandes issues d'élevage conventionnés. La barquette de jambon basique reste une gageure nutritionnelle tant la viande de porc d'élevage industrielle est chimiquement altérée. Et restent enfin, les conditions d'élevage et d'abattage de ces animaux.

La route est longue.






Commentaire déposé :

Yoan
03/03/2019 13:39
Il faut interdire la chasse et puis c'est tout !

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